Une soeur Franciscaine participe à la conference de Copenhague
Copenhague: une voie nouvelle est-elle possible? (11 decembre 2009)
Au milieu de ce vaste rassemblement, unique en son genre, il me vient à l’esprit ces différentes images : notre monde est vaste et si divers, à voir ici tant de pays rassemblés. Et puis, dans ce foisonnement de tables rondes, de conférences, de panels, d’exposition, j’ai aussi ce sentiment que ce qui est en train de se passer au niveau des négociations est insaisissable et aussi incompréhensible pour le non-initié.
C’est pourquoi en marge de ce grand rassemblement, il y en a un autre a quelques kilometres d’ici, le « klimaforum 2009 », espace de parole des ONG.
Je vais en partager plus ces jours-ci.

J’aimerais partager aujourd’hui l’initiative par le Global Peace Initiative of Women :
VOICES OF HOPE : RESPONDING TO THE CALL OF THE EARTH (Des voix d’espoir: Répondre à l’appel de la Terre)
Ce mouvement rassemble les leaders religieux du monde.
Sr Joan Chittister, Bénédictine, a déclaré : « il est necessaire d’avoir une nouvelle perspective mondiale(…). Théologie, sciences et sexisme sont liés (…). La théologie occidentale doit mettre l’accent sur la seconde histoire de la Creation telle que relaté dans la Genèse. ».
Swami veda Bharati, Inde, a mis l’accent sur la nécessite de retrouver une dimension contemplative. Il a noté qu’autrefois, dans toutes les traditions religieuses, même en Europe, les puissants, les rois avaient l’habitude de prier, ou de consulter les philosophes ; aujourd’hui, il n’y a plus cette prise de distance, ce retour sur soi, sur son être profond. Il n’y a pas ce lien avec l’origine de toute chose…
Juifs et musulmans déclarèrent aussi l’urgence de prier, d’être unis pour faire face a cette nouvelle situation qui met en danger l’humanité.
Ce fut une rencontre pleine d’espérance… mais saurons-nous rassembler les croyants pour qu’une nouvelle voie soit réellement possible ? Les politiciens seuls, les scientifiques seuls ne resoudront pas les problèmes, mais si les croyants ne sont pas présents, d’autres dirigent le monde au détriment des plus vulnérables.
Odile Coirier

Ce mercredi 9 decembre, le titre d’une conference attira mon attention :« Vers une déclaration universelle des droits de notre Mère la Terre »
La Bolivie, menee par son Président Evo Morales Ayma, est le premier pays a avoir lancé cette initiative. A ce jour, elle a inscrit dans sa Constitution un tel droit. L’Equateur suit la même démarche.
Lors de cette conférence, l’ambassadeur bolivien a déclaré que de même qu’il existe les droits de l’homme, crées il y a juste 60 ans, il est aujourd’hui temps d’initier les droits de la Terre. « nous voulons montrer que c’est le moyen de sauver la Terre(…). Le problème que nous avons maintenant est plus vaste que la question du CO2. Il s’agit de voir que le problème est lié au système capitaliste lui-même. Le rechauffement climatique est un symptôme de notre situation. Nous devons peu à peu nous libérer du système de notre société destructeur…
Puis, une des panelistes a pris la parole pour lire un texte de Leonardo Boff qui devait être présent à cette rencontre. Des raisons de santé l’ont contraint à annuler. Donc, Leonardo Boff insiste sur la nécessite de donner des droits à la Terre car elle est notre Mère. Il developpe son argumentation a partir du fait que nous sommes intrinsèquement liés a l’évolution de l’univers, et notre vie est dépendante de celle de la Terre.
Cette déclaration des droits de la Terre, en son texte primitif va être remonté aux Nations-Unies et va prendre force alors que cette même année l’Assemblée Générale des Nations Unies a instauré une journée internationale de la Terre le 22 avril.
A travers cette conference a résonné tres fort pour moi l’intuition fondamentale de St François d’Assise. Comment ne pas joindre nos voix, nos efforts a ce mouvement qui inaugure une nouvelle voie pour l’humanite ?
Odile Coirier
Tuesday 8th december - Copenhagen
une journée dans un autre lieu avec une autre ambiance. Nous voici avec les leaders des grandes religions et philosophies du monde: judaisme, christianisme, bouddhisme, islam, hindouisme.
Sr Joan Chittister, Bénédictine des USA , donna une conférence sur la théologie occidentale, qui a mis l'accent sur le texte de la Création en Genève 1 avec l'idée de domination sur toutes les créatures qui sont au service de l'homme. Il est temps dit elle de recentrer notre attention sur la deuxième histoire de la Création qui met l'accent sur la relation entre Dieu, les hommes et les hommes entre eux.
Suivirent des enseignements d'un religieux hindou et d'un rabbin. Même si nos conceptions divergent, nous nous entendons tous pour dire que dans la situation que nous traversons, il est primordial de revenir à nos valeurs qui mettent au centre le respect de toute créature. Toute action véritable doit être basée sur la contemplation. Nous sommes tous reliés avec la même origine.
Un scientifique danois est venu partager son point de vue: notre planète a des ressources limitées, la population est de plus en plus nombreuse. Tous ont la possibilité de vivre sur la planète dans la mesure ou nous aurons la capacité de nous servir de la plus simple et extraordinaire source d'énergie: le soleil. Nous pensons trop en termes d'énergie au pétrole, au charbon. Nous avons besoin de changer notre façon de voir et de penser.
Les leaders religieux ont une grande responsabilité. Ils peuvent toucher les peuples et aider à promouvoir un changement positif.
Nous avons conclu cette journée par un cercle de prière sur la place centrale de Copenhague.
Odile Coirier


